Écrire autrement. Par collage. Provoquer des collisions.

Dans les rues de Paris. Une émission de radio. Pierre-François Souyri. Il parle du mouvement féministe au Japon. 1910/1920. 100 ans plus tôt. Hiratsuka Raicho évoque le mythe de la déesse du soleil à l’origine de la dynastie impériale et en fait le principe même de la féminité. L’idéologie confucianiste qui s’est répandue au japon serait essentiellement machiste. Elle en revient au Shinto, au Japon avant la Chine.

Sur le net. http://cup.columbia.edu/

””In the beginning, woman was truly the sun. An authentic person. Now she is the moon, a wan and sickly moon, dependent on another, reflecting another’s brilliance….”

Thus did Hiratsuka Raicho (1886-1971) announce the publication of Seito, Japan’s first literary journal created by women for women. By invoking the image of a lost sun, Raicho was calling out to Japanese women to reclaim their sense of self-worth, reaffirm their creativity, and fulfill their human potential. Seito would serve as a forum for the full expression of women’s awakened self-awareness. The year was 1911; Raicho was twenty-five.”

Quelques jours avant. Sur les quais, en voiture. Une autre émission de radio. On parle de littérature. Récits d’émancipation. Parcours d’orphelins qui s’élèvent au dessus de leur condition. On évoque une trame classique. Des récits solaires.

Il y a deux ans. Dans les bureaux de l’agence. Valérie parle des Nouvelles Vahinés. Possible Nouvelle figure de la beauté solaire.

Au mois de novembre, sur Monoï Here, la semaine du Monoï. Une table ronde. Les Nouvelles Vahinés. La question abordée par 3 femmes Polynésiennes. Pas des images. Comment se réapproprier une identité après qu’elle ait été profondément modifiée par les images et la littérature. Comme revendiquer une identité devenue mythe ?

Mythologie… Prométhée vole le feu du ciel. Et si, à l’origine, ce feu était d’essence féminine ?

Y a t il là quelque chose à creuser, à déconstruire ? pour s’inventer une nouvelle identité ?