Et du coup, il me semble que le contraste est d’autant plus grand avec la réalité… Car qui s’aventure sur une plage en quête de corps divins trébuche vite sur des corps échoués, rouges, blancs, gros, maigres, grands, petits, beaux, laids, jeunes, vieux,… prodigieusement vivants.

Quant aux produits… vendus en grande surface sur des présentoirs entre les boîtes de conserve en promo et les tongues en plastique, ils ne ressemblent guère à de divins élixirs...

Nouvel écart abyssal entre l’image et la réalité ? A moins que l’image ne soit pas ici la représentation du visible… Devant la plage qui étale ces corps manqués, on est tenté de tourner les talons. Mais il suffit de descendre sur le sable, de s’allonger au soleil, fermer les yeux et se livrer au ciel, pour accéder aux délices annoncés… Et nul doute que les textures voluptueuses enveloppées de parfums chavirants augmentent l’expérience.

L’image révèle une réalité invisible… Imaginaire d’un regard impossible sur les voluptés de l’été.